Bon, ok, d’accord, c’est bon, j’ai compris, je me rends… on est officiellement le 18 septembre, le ciel est gris, j’ai ressorti mes chaussons en poils de lamas, je me caille dans mon appart, je me lève beaucoup trop tôt le matin pour aller bosser, je mets des collants sous mes jupes, les bottes ont remplacées les sandales, la météo tout court a succédée à la météo des plages, l’info trafic annonce des bouchons sur le périph mais aucun bison futé classé noir dans le sens des départ…
C’est la RENTRÉE.
Et une dure rentrée pour les midinettes… Pat, Phil, au Panthéon de notre jeunesse perdue, deux disparus pour un seul constat: on est devenues viiieeeiillles!
Patrick a cassé sa pipe et moi j’ai chanté “She’s like the wind” à en pleurer… J’espère qu’au moins t’auras eu le time de ta life avant de passer l’arme à gauche… L’histoire d’une fille un peu gauche qui portait des pastèques et se retrouve embarquée dans une fantastique histoire d’amour… humm… “Dirty dancing”. L’heure des aveux: oui, moi, j’ai regardé plus de 100 fois dans ma vie ce film dont je suis capable de réciter intégralement les dialogues. A base de deux fois par week-end entre 11 et 14 ans, j’y ai vécu mes premiers émois sensuels devant torse suant et cuisse résille. Alors Pat, une dernière fois, “arrête de courir après ta vie comme un cheval sauvage…”. Et moi?
Et Phil, icône bodybuildée, huilée et imberbe beuglant en rythme : “partiiir un jooouur, sans retouuur”. Not so fun now, hein? Ironique dirait-on. Philosophe d’un soir, bonsoir. Moi je flippe grave devant ces deux présages macabres.
Fini de courir après sa vie comme un cheval sauvage, de partir un jour… c’est bon, j’ai capté, pire qu’un horoscope, c’est fini les voyages et la liberté. Je prends mon cartable, chausse mes stilettos et reprends le chemin du boulot. Bonjour Paris, bonjour tristesse.
Heureusement, Gossip Girl a repris. Une lueur d’espoir pour les midinettes?




























































